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Retour sur le Monte-Carlo Historique

Les éditions se suivent et ne se ressemblent pas... C’est la glorieuse incertitude du sport automobile. Cinq de nos équipages étaient au départ de ce 10ème Rallye Monte-Carlo Historique :

  • Jean-Jacques Compas et Jérôme Delcourt - Porsche 914/6
  • Hervé Migeo et Olivier Pontiès - Alfa-Roméo Berlina 2000
  • Jacky Molet et Gilles Demeure - NSU 1200 TT
  • Antoine Biadatti et Jean-Marie Biadatti - Opel Commodore GSE
  • Damien Ancellin et Christian Royer - Citroën GS

Nous perdrons malheureusement un équipage dès le parcours de concentration, Jacky Molet et Gilles Demeure, sur un bris de transmission. La petite NSU marchait pourtant très bien. Seule difficulté de ce parcours : le sud de la région Champagne-Ardenne avec un secteur allant du CP d’Avirey Lingey à Langres enneigé et glacé.

Dimanche matin, les choses sérieuses commencent avec la boucle en Ardèche devant nous mener à Valence. Si la première spéciale est une simple mise en bouche : 11 kilomètres sur une route relativement large au revètement mouillé, il en sera tout autrement pour la mythique spéciale de St Bonnet entièrement enneigée, voire glacée. Au 18ème kilomètre, Jean-Jacques Compas ira à la faute en sortant, plantant sa voiture dans un paquet de neige dans le fossé. Il faudra attendre que tous les concurrents soient passés avant de pouvoir faire ressortir la voiture signifiant la mise hors- course de l’équipage. A noter le 18ème temps pour Damien Ancellin dans cette spéciale.

Dans la spéciale suivante, une autre équipage du team, Antoine et Jean-Marie Biadatti, rencontrera à son tour un problème : collision avec un 4x4 qui remonte la spéciale à contre-sens. Arrêt de 2 minutes pour des palabres avec le conducteur et le convaincre de faire un constat au CH de St Agrève. Par chance, les dégats n’affectent que la carosserie, le train avant n’est pas touché. Toutefois, dans la montée vers St Agrève la voiture doit s’arrêter car dès que son pilote sollicite les chevaux, celle-ci ratatouille sérieusement et comme la route est en montée.... L’assistance fera plus de 2 kilomètres pour les rejoindre et changer les bougies. Pointage limite à St Agrève, constat, passage au garage pour découper l’aile qui déborde dangereusement et c’est reparti... avant de rencontrer un problème de cosse de pompe à essence résolu par Didier Buhot et Lionel Lassaux qui se trouvaient sur la route à ce moment là. Nos 4 équipages rentrent finalement sans encombre à Valence avec une belle 8ème place au général provisoire pour Damien Ancellin et Christian Royer

Lundi, c’est le départ vers Briançon avec une première spéciale célèbre, le col de l’Echarasson qui se déroulera sans soucis majeurs. La spéciales suivante est un vrai piège : la montée vers le col de Menée exposée sud est facile, la descente est tout autre, c’est Holiday on Ice ;-) plusieurs voitures finiront au fossé. Les autres spéciales de la journée se dérouleront sans problème avec une dernière spéciale particulière sur le circuit de glace de Serre-Chevalier où chacun s’amuse beaucoup et une belle 5ème place de Damien Ancellin et Christian Royer.

Mardi, c’est la descente vers Monaco avec une première spéciales pas facile avec quelques changements de direction pas simples à gérer et une route étroite recouverte par moment de glace. En milieu d’après midi, c’est l’arrivée sur Monaco où chacun savoure le plaisir d’être là. Mais ce n’est pas fini, le plus difficile reste à faire : la nuit du Turini.

Cela commence par un grand moment de plaisir avec 4 tours sur la partie basse du circuit de Monaco. Un grand moment, notamment avec Damien ancellin qui rattrape et double Antoine Biadatti pourtant parti 30 secondes avant et qui était lui-même en avance sur son temps de référence.... Il faut la voir se dandiner la GS, c’est quelque chose ! Le plus dur et à venir avec le col de la Madone et une partie de glace vive après St Agnès qui occasionnera pas mal de dégat : Marco Aghem mettra sa belle Lancia dans un arbre et surtout une grosse sortie de route pour la DS de Reynier-Roure. Le col de Turini paraîtra lui facile à coter de cette spéciale. C’est sans compter la dernière dont le secteur du col de l’Orme et du col de l’Ablé est dantesque avec une route piègeuse à souhait et du brouillard. Antoine Biadatti devra parcourir cette dernière spéciale au ralenti suite à des problèmes d’alternateur. Hervé Migeo, fidèle à son habitude fait une remontée fulgurante dans la dernière nuit pour finir dans le top 10. Damien Ancellin, très bien classé jusque là, sera victime du manque de puissance de sa voiture sur une étape au relief très marqué, mais il améliore son score de l’an passé.

Classement de nos équipages :

  • 9ème - Hervé Migeo et Olivier Pontiès - Alfa-Roméo Berlina 2000
  • 39ème - Damien Ancellin et Christian Royer - Citroën GS
  • 197ème - Antoine Biadatti et Jean-Marie Biadatti - Opel Commodore GSE